Journal n°6
Pour Suzanne Stock.
Avec le Journal n°1 (2005) pour flûte à bec et vidéo, commence une série de pièces solo ressemblant aux entrées d’un journal intime. Ce sont donc des notes et instants personnels, se transformant d’instants visuels, en instants d’écoute. Le plus difficile dans cette composition, c’est d’être confronté à un seul instrument, comme une confrontation absolue avec soi-même. Un élément extérieur à la musique joue un rôle dans chaque pièce de la série. Dans le Journal n°2 (Schneeland) pour accordéon, s'ajoute un texte, dans Journal n°3 (fuite) de la danse et dans le n°4 (mirages) pour harpe, s’ajoute la préparation de harpe. Le n°5 (l’attente) pour piano utilise des éléments musicaux tels que les trilles baroques et les résonances de la 3e pédale. Pour le n°6, qui comme le Journal n°2 est pour accordéon, les sonorités du Journal n°2 sont reprises, d’abord à l’instrument puis à l'extérieur, soit à travers la voix et le corps. C’est ainsi que les sons attachés à des noms personnels (les lettres du prénom de son fils) souhaités par Susanne Stock atteignent une qualité de timbre différente. L’instrument et le corps se fusionnent dans l’action.