Spinning Wheels of Death and Paradox for piano quartet

(
2022
)
Compositeur.trice: Andrew Staniland
Minutage:
14:00

**Commande par Flex Ensemble

Spinning Wheels of Death and Paradox est un clin d’œil au célèbre paradoxe de la roue d’Aristote, que j’ai découvert dans le livre The Infinitesimals d’Amir Alexander.

« Le paradoxe de la roue d'Aristote, ou paradoxe des deux roues d'Aristote, est un problème énoncé pour la première fois dans Mechanica, dont la paternité est généralement attribuée à Aristote. Il concerne un montage de deux roues concentriques et solidaires de différents rayons. La roue ayant le plus grand diamètre est appuyée sur une surface horizontale sur laquelle elle peut rouler. La roue plus petite, ayant le même centre que la roue plus grande et fixée à cette dernière, parcourra la même distance que la grande roue. Ainsi, la distance parcourue par la grande roue correspond à sa circonférence, alors que la petite roue parcourra une distance plus grande que sa propre circonférence, d'où le problème. » –Wikipédia

Musicalement, le paradoxe de la roue inspire la forme de l’œuvre, mais aussi les gestuelles, les mélodies et le rythme. J’imagine cette œuvre comme une sorte de thème et variations, et les sections de la pièce comme des roues tournantes intégrées. L'œuvre se déplace librement entre ces sections contrastées, souvent sans transition. Les variations se produisent sur un continuum d'harmonies, allant du chaotique et du chromatique au fortement enraciné et au modal. De même, en ce qui concerne le temps et le rythme, le paradoxe de la roue inspire des motifs qui sont parfois fortement comprimés en microgestes (comme une explosion de triples croches se produisant en moins d'une seconde), et parfois étirés pour englober des sections entières (d'une durée de plusieurs minutes). Sur le plan gestuel, certaines sections dépeignent le paradoxe de la roue sous forme de boucles musicales ou de riffs, où chaque membre du quatuor joue une rotation différente du matériau musical, créant ainsi une texture rythmique complexe.

Malgré le titre coloré et les inspirations extramusicales, la pièce ne prend pas tout cela trop au sérieux. Ces idées sont des inspirations - des points de départ, des commencements. Elles sont un titre et une étincelle qui allume ce que j'espère être une œuvre musicale joyeuse, inspirante, provocante et agréable.

Ce fut un plaisir d'écrire cette œuvre en collaboration avec le Flex Ensemble, à qui elle est dédiée.