Bueno Ueno
À l’instar des compositeurs qui puisent dans l’esthétique japonaise, certains écrivent également pour le saxophone associé à des instruments traditionnels japonais. Bueno Ueno de Dai Fujikura (né en 1977), pour saxophone soprano et taiko, en est un exemple marquant.
Composée pour le saxophoniste Kohei Ueno et le joueur de taiko Eitetsu Hayashi, l’œuvre évoque un espace rituel imaginaire où dialoguent le saxophone et le tambour taiko. Dans les notes de programme, Fujikura explique qu’il souhaitait réunir l’ancien, symbolisé par les tambours taiko, et le nouveau, représenté par le saxophone soprano.
Au Canada, la pratique du taiko est étroitement liée à l’expression de l’identité japonaise-canadienne ainsi qu’à une forme de résistance à l’assimilation culturelle. Dans ce contexte, Bueno Ueno peut être envisagée comme l’évocation d’un espace cérémoniel imaginaire reflétant la multiplicité de l’identité japonaise-canadienne.