I need to hear it first* (2018)
Compositeur: Ofer Pelz
Pour quatuor de saxophones

Mon travail commence souvent par la recherche, l’appropriation d’une image sonore. Dans I need to hear it first, cette image est construite par des points granuleux qui, par la proximité des uns par rapport aux autres, forment un corps. Celui-ci se répète et se transforme constamment, gardant la trace des événements passés. Dans ma musique, j’explore la répétition de manière inexacte : de légers changements se produisent à chaque itération, et ces changements se retrouvent aussi bien dans le matériau musical lui-même que dans la variation de la perspective auditive.

Pendant quelques années, lorsque j’étais adolescent, je me suis exercé au saxophone ténor et j’ai joué dans un big band d’école. Cette oeuvre est une occasion d’explorer cet instrument en tant que compositeur pour (presque) la première fois. Je tente de traiter les instruments ici comme un seul, composé de quatre individus, et non comme quatre instruments créant un ensemble. Le processus de création en travaillant en atelier avec Quasar m’a permis d’explorer plusieurs directions avant de trouver celle de la pièce finale. 

Une grande partie des timbres que j’explore présente des nuances très douces et des modes de jeu délicats, ce qui me permet d’obtenir une large gamme d’expressions qui ne serait pas accessible autrement; on y trouve une fragilité dans le son, des vibrations, de la granulation, toute une gamme de bruits « parasites ».

Le nom de la pièce m’est apparu lors d’une discussion avec un ami à ce sujet.  Il m’a dit: « I need to hear it first » (je dois d’abord l’écouter), et j’ai donc décidé de simplement l’appeler comme ça. La pièce est divisée en plusieurs petites sections comportant des mots en hébreu et en anglais, qui sont un mélange de tous les noms que je voulais donner à la pièce: Tetarim tetarim, Alma, Hie, Pash, Southwest, How many mics ?, Acoustic fields, Northeast, Coda.